Quelques semaines plus tard, dans un emballage spécialement étudié, la machine nous est revenue. Elle a repris, sur notre plan de cuisine, la place libérée par l’appareil provisoire. Le réservoir d’eau rempli, on se prépare à se tirer notre premier nouveau café. Rien. On enclenche, on éteint, rien ne se passe.

¾       On aurait dû l’essayer avant de rendre l’autre.

¾       Oui, maintenant c’est fermé.

¾       Il faudra téléphoner demain.

¾       C’est vraiment idiot. On devra recommencer toute la procédure.

¾       Ils auraient pu la tester avant de la renvoyer.

¾       Ils l’ont sûrement fait.

¾       Mais le courant ne passe pas.

¾       Je pense que le cordon électrique s’est déconnecté pendant le transport.

¾       Ça gâche quand même un peu leur image.

On tapote la machine. On s’énerve, on jure un peu et on s’apprête à se priver de ristrette pour les jours à venir.

Une heure plus tard je surprends Olivia, une tasse de café à la main.

¾       Comment tu as fait ?

¾       Ben, euh… j’ai regardé derrière.

¾       Mais on avait constaté que le cordon était correctement accroché.

¾       Oui, mais euh… sur le panneau arrière, il y avait un poussoir.

On se regarde, gêné. On se sent un peu une allure de Pieds Nickelés.

¾       C’est pas vrai ?!

¾       Tout s’est allumé quand j’ai appuyé sur le bouton, c’était l’interrupteur.