Le plus grand parc d’attractions d’Italie ne se trouve qu’à dix minutes de voitures de l’hôtel San Marco, où2011 nous passons trois jours au bord du lac de Garde. Le lendemain de notre arrivée, nous roulons vers une aventure, comme la décrivent les prospectus, unique, extrême et magique. Notre journée loin des soucis quotidiens commence dans quelques embouteillages et se poursuit à la recherche d’une place de parc dans l’un des parkings longeant le site. On se voit attribuer une place à l’opposé de l’entrée du complexe Gardaland. A onze heures, la chaleur est bien présente, mais la traversée du parking nous prend à peine un quart d’heure, en dix minutes, on trouve l’entrée et, cent mètres plus loin, on accède aux vingt-cinq guichets où, par bonheur, les queues sont plus limitées que celles d’un dimanche. On choisit celle qui paraît la plus courte ; mais une famille allemande s’arrange pour la rendre la plus longue. En une demi-heure on obtient nos sésames et l’on peut se rendre à l’attraction de notre choix.

Au-dessus de nos têtes circule un monorail dont on renonce à trouver l’entrée. Un train fait le tour du parc, 2011mais il semble également ne pas y avoir de gare pour y embarquer : on verra ça  plus tard. On se rabat sur la Magic house, sorte d’arbre géant orange pour schtroumpfs où je pense à tort que rien de violent ne mettra à l’épreuve mon équilibre. La file d’attente prend plus de temps que l’activité. Après une quarantaine de minutes, on franchit le seuil. De petits animaux en peluche font semblant de faire peur. En compagnie de septante personnes, on pénètre dans une cabine qui ressemble à un ascenseur. Les portes s’ouvrent sur une pièce évoquant un manoir hanté. Des étagères se renversent toutes seules, sans dommage : les éléments sont vissés. Plus loin, on se retrouve assis sur une tribune dominant une salle des chevaliers.

- Levez les bras, nous demande une surveillante.
Une barre de métal s’abat à l’endroit où se situaient nos bras et l’on se retrouve sanglé à son fauteuil qui, horreur, se met à tanguer. Avant, arrière, avant, arrière : je me suis fourré sur une espèce de balançoire géante qui est en train de m’entraîner jusqu’au plafond. On redescend, on remonte. Je ferme les yeux, je m’accroche à la barre, je transpire. Les lumières s’éteignent, en tout cas c’est ce qu’il me semble. Le mouvement de balancier s’accentue. Il paraît qu’on a fait un tour complet. Je ne sais pas, je suis prêt à croire ce que l’on m’affirme. Cela finit par s’arrêter.
O
n se dirige vers la sortie. Je m’attends à me trouver au troisième étage mais l’on quitte l’arbre-maison  au même niveau que celui de la première salle. Je ne cherche pas à comprendre, je sors respirer le bon air moite du dehors. Dans deux heures je ne sentirai presque plus cette nausée entre mon estomac et mon cœur, avec la tête qui tourne.

On déniche l’entrée du monorail, mais l’attente nous dissuade d’essayer. On finit aussi par tomber sur la gare du petit train. On a la chance de pouvoir entrer dans les derniers wagons libres, mais la malchance d’attendre le départ au soleil. Après une dizaine de minutes, le convoi s’ébranle. On fait le tour du parc en ne déplorant qu’un chose : les haies et barrières qui nous bouchent la vue. Mais dans les tunnels, on ne pense plus aux haies. De retour à notre point de départ, on ressort à travers le magasin de la gare, sans acheter des minis trains ni un autre gadget, pas même une petite locomotive en plastique à cinq euros. 2011

Si l’on se dépêche, on pourra voir le spectacle des pirates juste avant le film 4D pour arriver, à quinze heures trente, au spectacle des dauphins. On se dirige vers le coin le plus chaud du parc : la colline du village pirate. Hamburgers ou kebabs ? Ou sandwich ? La terrasse d’un restaurant situé devant nous donne sur le pont du vaisseau corsaire. On s’y installe pour assister au spectacle en profitant d’être assis en mangeant. Une sauce brune camoufle le goût d’un poulet sec et de patates tièdes. On ne se préoccupe pas trop du contenu de l’assiette, car une musique tonitruante sortant de baffles justes derrière notre dos nous vrille les oreilles. Pendant une vingtaine de minutes, la musique annonce le prochain spectacle des pirates. Soudain, c’est le moment : un groupe d’Italiens déguisés en pirates surgit de derrière les cuisines et va faire une petite ronde sur le pont. Impossible de se parler, le bruit couvre tout. Deux pas en avant, trois pas en arrière, une danse du ventre des filles, un saut périlleux des mecs. Sept minutes chrono et tout est terminé. Les oreilles bourdonnantes, on se hâte pour ne pas arriver trop tard à la queue de l’entrée du cinéma 4D.

2011Une dernière petite queue pour payer le spectacle, non compris, des dauphins, une petite attente pour entrer dans l’arène, un petit délai autour du bassin et hop ! voilà les dauphins qui cabriolent dans la piscine. Quatre ou cinq mètres au-dessus de l’eau, ils frappent des nageoires, lancent un ballon avec leur queue, sautent par-dessus une des présentatrices. Impressionnant ! Et agréable : pas de retournement la tête en bas, pas de vertige, pas de musique et une vue dégagée. Vingt-huit minutes de spectacle avant la traversée du parking en direction du Sea Life Aquarium, ses requins, ses méduses et ses hippocampes avant le retour pour la piscine sans méduses de l’hôtel San Marco.

 

2011