Dubrovnik

P1030236Quelques accès mènent au sommet des remparts entourant la vieille ville Dubrovnik, véritable musée à ciel ouvert. Le matin, chacun à son rythme parcourt le chemin de ronde. Le regard plonge sur les toits, les petites cours, ou même le terrain de basket d’une école. Des bistrots jalonnent un parcours d’environ une heure trente. Un coup d’œil sur les prix nous confirme le bien-fondé d’avoir suggéré aux élèves de se munir de leur propre bouteille. En été, le soleil est impitoyable ; en ce 12 octobre, son effet reste supportable. Les appareils numériques crépitent, on s’en met plein la rétine.

Un car nous attend à treize heures trente. Une escapade est prévue sur la petite plage de Konavle, à une vingtaine de kilomètres. Eau turquoise, sentier accédant à une petite criqueP1030261 blottie dans les rochers, chaises-longues à disposition. On n’est pas dérangé par le bruissement du vent dans les pins ou le roulis des vagues : seuls se font entendre les boum boum de la musique crachée par les haut-parleurs de la cabane de plage. Une fille tombe à l’eau sans avoir pris
le temps de se changer. Les autres ont tout prévu : serviette, affaires de bain et même un ballon pour une partie de water-polo. Les quelques touristes somnolant sur leur transat n’ont plus à redouter une après-midi trop monotone.

P1030189Une route dominant la mer relie la vieille ville fortifiée à l’auberge de jeunesse. Des falaises tombent à pic dans l’Adriatique, une centaine de mètres en contrebas. En temps normal, le trajet se ferait à pied en une vingtaine de minutes. A mi-parcours, plus attirant que n’importe quel panorama, se situe un bar branché dont les canapés sculptés dans des baignoires sont autant de chants de sirènes auxquelles aucun gymnasien ne résiste. De vingt minutes, le trajet passe à plusieurs heures, noyées dans les effluves des Margarita, Sex on the Beach, caïpirinha et autres cocktails, qui seront garants d’un sommeil hermétique à l’agitation inhérente aux couloirs des auberges de jeunesse. Tels des moutons dans un enclos, tout le monde se trouve ainsi réuni chaque soir au même endroit. Notre sens du devoir et notre attirance pour les découvertesP1030211 nous soufflent (dans un ballon) d’accompagner les élèves. Le prix des consommations et notre présence évitent quelques excès que nous devinions toujours possibles. Le barman, séduit par quelques sourires féminins, offre des boissons à une table. Des élèves invitent les maîtres, ces derniers leur rendent la pareille, et tout le monde rentre joyeux à l’auberge, assez tôt pour dormir quelques heures avant le rendez-vous du lendemain, devenu aujourd’hui.