Les revendeurs nous pousseraient-ils à la consommation ? Parfois le doute me taraude. L’autre jour je vais dans un

2016

grand magasin pour acheter un paquet de gaufrettes. Et là, des panneaux au-dessus des biscuits annoncent : « 3 paquets pour le prix de 2 ! » et comme c’est un peu compliqué à comprendre, un texte explicatif explique (c’est son rôle) :  « Mesdames (je suis d’accord, c’est sexiste d’ajouter une explication destinée aux ménagères, mais le texte était libellé ainsi), achetez 2 paquets de gaufrettes Jaufrette Superplus et vous recevrez GRATUITEMENT un 3e paquet de gaufrettes Jaufrette Superplus (pas de doute, il s’agit bien des mêmes). Là, je fais une pause, je regarde la date de validité (encore plus de six mois), je me dis comme les ménagères ayant lu l’explication que c’est bête de les payer plus cher et j’embarque trois paquets de gaufrettes Jaufrette Superplus.
     Une fois, j’y avais renoncé et je m’étais fait rabroué à la caisse :

    - Vous n’en prenez qu’un ?
    - Oui madame.
    - Mais, monsieur, si vous en prenez encore un, le troisième est gratuuuiiiiit.
     J’avais hésité et la caissière m’avait dévisagé comme si j’étais un demeuré. Alors j’étais allé chercher deux autres paquets et elle avait retrouvé le sourire.
     Bien après la date limite, les gaufrettes, molles et fondues, avaient fini avec d’autres biscuits périmés et des pruneaux moisis dans le sac poubelle de la cuisine.
Je me dis parfois que si nous, on dépensait vraiment moins dans son magasin, le revendeur y perdrait. Il doit y avoir un truc, le revendeur doit s’y retrouver. Si le revendeur tire les marrons du feu, alors qui est donc son fournisseur de marrons dans ce genre d’histoire ?