2017

Rendez-vous à 7h45 à la réception. Le minibus nous déposa à 8h10 au port. On salua une dernière fois les daims et on monta dans le ferry de 8h15. Un minutage efficace et précis à la japonaise nous assura d’arriver à 9h05 sur le quai de Myajimaguchi pour attraper le train de 9h13 et changer à 9h55 à Hiroshima. Les sièges se tournent automatiquement dans le sens de la marche, ou face à face si on le désire. Les espaces sont larges avec de la place pour les jambes. Pour les habits, la taille XXL correspond en gros à notre Medium, mais dans les trains, les sièges sont conçus pour des Américains bien nourris. Je n’ai pas repéré de premières classes, mais il serait plus exact d’affirmer qu’il n’y a pas de deuxièmes. À plus de 300 km/heure, le Shinkansen glisse silencieusement sur les ponts reliant les îles entre Hiroshima et Takamatsu.

On déboucha à Takamatsu dans le monde futuriste de la planète Zorg. Deux gratte-ciel blancs dont notre hôtel de vingt-trois étages, et un troisième, un centre commercial recouvert de tubulures métalliques, entourent une vaste place dallée devant la gare tout en verre.

Des hommes d’affaire et des groupes de voyageurs sont installés dans le hall de l’hôtel. La porte d’un des six ascenseurs est ouverte. Je me hâte pour ne pas retarder les Japonais à l’intérieur depuis un moment. Je surprends des regards courroucés : ils arrivent. Chacun fait des courbettes aux deux autres. Aucun ne prend l’initiative de sortir en premier au risque de manquer de respect à un éventuel supérieur. L’étranger que je suis vient de confirmer son manque d’éducation mais, si je n’avais pas forcé l’entrée, ils seraient peut-être toujours en train de se faire des politesses.

La baie vitrée de ma chambre offre depuis le onzième étage une vue panoramique sur les avenues en damier de la ville, le port et les îles, même depuis la douche de la salle de bain. 

 

 

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