2017

     Choisir le billet approprié pour prendre le train ou le métro relève d’une mission impossible pour nous autres, "faces en relief ". Il faut parfois se munir de plusieurs tickets. Il s’agit d’en enfiler un, deux, trois, ou quatre en une fois dans n’importe quel ordre dans la fente d’un appareil réglant l’ouverture des portiques. La machine nous les rend tous ou en retient un ou deux. Si l’on se trompe, même en plaçant des tickets de trop, le portique se ferme devant notre nez. Sans notre guide Fumina Izutsu, je n’arrive pas à imaginer comment on s’y serait pris pour se rendre de Takamatsu à Osaka avec un arrêt de quelques heures à Himeji.

     Après douze ans de rénovation, le château de Himeji a retrouvé un lustre immaculé. L’altière silhouette domine l’avenue Honmachi de son blanc éclatant. L’enduit recouvrant les murs a été réalisé à partir d’un mélange de coquillages, d’algues et de fibres de chanvre dont j’ai obtenu la recette secrète, jurant de ne jamais la révéler, d’un druide nippon descendant en droite ligne d’Akamatsu Sadanori, qui en acheva la construction en 1346. L’énigmatique donjon principal possède cinq étages à l’extérieur, mais sept à l’intérieur. Il évoque, je ne suis pas un spécialiste, un héron blanc en vol, d’où le nom fort approprié de Château du Héron Blanc. L’extérieur est majestueux, spectaculaire et aérien, l’intérieur est en bois.

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     En débarquant à Osaka, il nous restait deux tickets. Nous n’y comprenions rien et nous en remîmes aux portiques de la gare puis du métro d’Osaka qui sans broncher avalèrent nos ultimes tickets et demeurèrent ouverts pour nous céder le passage.