2018

Si le Ciel disparaissait, le bleu des dômes le remplacerait disent les Ouzbeks. Dans Samarcande, on se promène au pied des mosaïques turquoise des façades dominé par l’azur des coupoles, illustration vivante des contes des Mille et Une nuits. Les habitants nous prennent en photos, posent avec nous. De étudiantes en jupe ou jeans, maquillées, à la mode, sollicitent un selfies. Magnanime, j’accepte d’accueillir ces jolies filles qui viennent sourire à mes côtés. Le soir, des étudiants viennent exercer l’anglais, l’allemand ou le français avec les touristes. Ils parlent librement, nous indiquent des restaurants, arrêtent pour nous un taxi de l’autre côté de l’avenue où la circulation est ininterrompue. Je demande à l’un d’eux comment on s’y prend pour traverser. Il répond : « On ferme les yeux et on court. »

2018Le soir de l’anniversaire de Béatrice, on a miraculeusement pu avoir une table pour quatre dans le meilleur restaurant de la ville. Les menus allaient jusqu’à l’équivalent de dix francs suisses, une fortune. Une famille occupait les deux tables voisines de la nôtre, hommes et femmes chacun la leur. Les hommes plaisantaient en buvant de la vodka. Vers vingt-deux heures, on a rejoint les femmes qui s’étaient mise à danser. Les hommes restaient perplexes de nous voir nous mêler à cette activité féminine puis ils ont décidé de nous rejoindre. Quand ils ont entendu que l’on célébrait comme eux un anniversaire, ils ont offert à Béatrice vingt roses blanches d’une cinquantaine de centimètres, un des bouquets destiné à l’anniversaire de la grand-mère, puis, par souci d’équilibre, ils en ont donné un à Irma. La famille nous a distribué quatre parts de trois étages crémeux de la tourte d’anniversaire. Les hommes m’ont fait venir à leur table goûter la vodka. Impossible ensuite de leur faire accepter une bouteille de notre part : « Non, non, vous êtres nos invités ! » Expérience ouzbèke improvisée sans comprendre la langue les uns des autres.

2018

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