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Deux réceptionnistes empressées et souriantes attendent désœuvrées à l’entrée du buffet du Paris. Elles me demandent mon nom, ma carte. Je tends ma carte Caesar Rewards.

-   Non pas cette carte. Une carte comme celles qui sont affichées. 

Je lève la tête. Il y a la carte argent Privilège et la VIP Platine.

-   Ce n’est pas la même, il vous faut utiliser l’autre porte.

Je ressors et à trente mètres je franchis l’entrée pour les gens ordinaires. Partout à Las Vegas il y a des passe-droits et privilèges pour les riches et de plus grands pour les très riches.

Dans une cour pavée entourée de maisonnettes de pierres, de chaumières paysannes et de façades alsaciennes, parsemée d’enseignes des années folles, la salle ne reflète pas les rues de Paris, mais le Paris tel que se l’imaginent les Américains.

Le pain toasté est américain mais le café est bon, peut-être n’en avaient-ils plus de la marque habituelle. Des indications Pressoir, Moulin, Vin, Crêpes (ça c’est une vraie info), plantent un décor bucolique. Dès que j’ai le dos tourné, mes assiettes, pleines ou vides, sont débarrassées. 

Tous les jours dans chaque restaurant, une placeuse me demande à chaque détour « How are you today ? » et je réponds invariablement « Fine, thank you » ce qui a pour effet d’agrandir encore son sourire. Que se passerait-il si je ne fournissais pas la réponse convenue ?

Les confitures de fraises sentent plus la fraise que chez nous mais en contiennent moins. Le sucre a zéro calorie, les tomates et les pommes calibrées brillent et sont pleines d’OGM. 

Il fait quatorze degrés le soir, plutôt que les 30 degrés habituels en cette fin mai. Sur les terrasses, des chaufferettes remplacent les vaporisateurs d’eau qui aideront le lendemain à supporter la chaleur qui s’annonce. À Las Vegas, on ne laisse pas la nature dicter sa loi.