Almir à Zurich II

Jeudi, messages d’Almir :
- Holà / J’ai un petit couac / Je peux être à Lausanne à 13:30 / Ça peut jouer ? / Je suis désolé /
- Le train s’arrête à Renens ? /
- À Renens 13:32 /
- Ok /
Quelques minutes plus tard, messages d’Almir :
- Vevey à 14:03, ça joue please ? /
- Non /
- Car j’arrive pas à prendre celui de 12:50 /
- Alors on fait quoi ? /
- Bon ben j’y vais en train /
- Ok /
- Comme ça je te prends pas la tête / On se voit à l’hôtel pour un peu de money game /
- Volontiers /
- À tte bisous /
- Ta copine vient pas finalement ? / À toute /
- Si si c’est à cause d’elle que je suis en retard / La salope J J/
- Ah ;) /
Ils sont à l’hôtel un peu avant moi. J’arrive vers 19h. On se donne rendez-vous à 19h30. À 20h30 ils sont prêts à partir au restaurant, parfait.
On mange, on fait quelque partie mais, malgré l’insistance d’Almir, pas les trois dernières à 23h15, le restaurant ferme à 23h.
Samedi soir, rôti de veau, nouilles, légumes sur la terrasse du Waldhaus, avant la reprise du tournoi pour moi, et pour Almir un deuxième souper dans un burger du coin, hamburger, frites, crème glacée.
J’ai eu la chance de gagner le tournoi qui a fini dimanche soir. Sur la terrasse, dissimulé derrière des volutes de fumée à l’odeur caractéristique, Almir termine un pétard et sa séance de money game avec un Allemand. Après dix-huit heures de jeu en deux jours, je ne veux pas attendre les « dernières » trois dernières. Il demande le numéro de compte de la banque pour envoyer en Allemagne les 170 euros qu’il n’a pas en cash. Après la commande de frites de sa copine, que je lui suggère de manger sur place plutôt que dans la voiture, on embarque. Almir a oublié de prendre les masques qu’il devait amener, par chance, j’en ai prévu trois pour la route. Ils ne seront retirés par Almir et sa copine que pendant la moitié du trajet pour manger ou se gratter. Le temps de retourner chercher les bagages qu’il a oubliés dans la salle du tournoi, on peut démarrer sous les premières gouttes d’une averse qui ne nous quittera plus jusqu’à Lausanne.
Je lui demande s’il ne conduit pas lui-même.
- Non encore une année jusqu’à ce qu’ils me rendent mon permis.
- Ah, tu sais que ce sera une année ?
- Ouais, ils me l’ont retiré il y a quatre ans pour cinq ans.
Sous un déluge, on arrive à 23h30 devant la gare de Lausanne, juste à temps pour qu’ils puissent passer au McDo avant d’attraper le dernier train pour Genève.