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19 septembre 2011

Arrivée

2011Samedi matin, nous quittons Bardolino, sur les rives du lac de Garde, vers dix heures, histoire de devancer les Allemands et les Suisses partis du Nord avant l’aube. Avec une petite pause pour déjeuner, nous serons tranquillement arrivés à Vrsar, en Croatie, vers quinze heures.
Il y a déjà pas mal de voitures sur l’autoroute, mais rien à côté de ce à quoi peuvent s’attendre nos amis, partis ce matin de Morat. Au fil du trajet, on se rend compte que toute l’Europe a, comme nous, eu l’idée de faire une pause à mi-chemin pour arriver vers seize heures en Croatie. Après une heure de trajet, on roule en accordéon à vingt à l’heure sur l’autoroute et après trois heures, on avait roulé trois quarts d’heures. Les gens sont fous de tous partir en même temps que nous ! Par trente-cinq degrés, les moteurs tournent à l’arrêt pour laisser fonctionner la climatisation. Certains se penchent à la portière des voitures pour tenter, sans espoir, d’apercevoir la fin de la queue au-delà des camions immobiles. Des passagers sont sortis pour se dégourdir les jambes. Si la situation se débloque, nous les auront rattrapés dans quelques kilomètres.
Devant nous, une bonne femme, dédaignée par les producteurs d’Hollywood, en profite pour faire quelques mouvements pseudo-langoureux sur l’asphalte, au milieu des voitures. On comprend les producteurs et on avance de quelques mètres.
On espérait arriver pour pouvoir se baigner, puis assez tôt pour souper, puis au moins à temps pour pouvoir prendre possession des clés. On a loué deux bungalows dans un complexe Reka à Vrsar. Heureusement que tout a été réservé et confirmé à l’avance. C’est ce que l’on se dit avant de parvenir à destination.
A l’entrée du village, des panneaux mentionnent les noms de différents hôtels, mais aucun ne ressemble à Pétalon,2011 l’agence garante de nos réservations. On longe un camping. Pétalon ? Non, personne ne connaît. Après huit heures de route s’achevant par quelques méandres et demi-tours, on finit par découvrir la réception. J’attends avec Leah dans la voiture. Olivia va chercher les papiers. Vingt minutes se sont écoulées quand elle revient, les mains vides et le visage hermétique. Elle nous relate l’accueil :
- Ah, c’est vous Didisheim. Je vais chercher la responsable.
Une dame arrive.
- Avec les bungalows, il y a un problème. Mais on vous a réservé des appartements plus chers.
On fait demi-tour et l’on repart à la recherche de l’hôtel Belvédère, où l’on nous remettra les clés pour nos résidences « de luxe avec vue sur la mer, accès à la piscine et proximité avec le village ». J’arrête la voiture devant la place réservée au bus en face de la réception. Olivia ne bouge pas.
- Tu ne sors pas ?
- Mais non ! C’est pas là.
- Ah bon, c’est où ?
- Mais derrière ! tu vois pas ?
Je ne distingue rien d’autre, mais j’obéis. Je refais le tour de la place et j'aboutis au même endroit.
- C’est où ?2011
- Mais là !
Je stoppe un mètre avant la place que nous venons de quitter.
- Là ?
- Ben oui.
Olivia est déjà dehors. Elle réapparaît quelques minutes plus tard, en possession d’un jeu de clés électroniques. On déniche, tout en haut du complexe, l’entrée des appartements 524 et 525. En se dressant sur la pointe des pieds, on peut effectivement entrevoir, à condition de se pencher, une minuscule ouverture sur la mer. Mais le logement vient d’être rénové, il est spacieux, confortable et très bien situé. Assez rapidement, nous avons été en mesure d’approfondir le problème et sa solution. En fait, nous avions prévu une réservation en classe économique et, pour le même prix, nous nous sommes vus attribuer une résidence de première classe.

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Commentaires
S
on se dit qu'au moins, l'avantage des vacances, c'est que ça dure pas trop longtemps!
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