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20 avril 2012

Venise pluvieuse

Mercredi 11 avril à la gare de Venise, il y avait pratiquement autant d’eau dessus que dessous. A l’embarcadère duDSC00397 vaporetto, Leah a jeté un coup d’œil circulaire. Elle a trouvé pas mal, mais pas vraiment comme à Las Vegas où « c’était plus propre et plus joli ». Arrivée à l’hôtel San Luca, derrière le pont du Rialto, dans le froid et la pluie ; on n’avait pas pris nos habits d’hiver, on croyait qu’on allait au Sud. D’habitude c’est Olivia qui appréciait les sèche-cheveux, Venise m’aide à la comprendre.

Le premier soir, un serveur hyper-obséquieux nous sert une huile et un vinaigre « réservés à nos plus chers clients » que je traduis par pour nos clients qui vont payer très cher. Ça se vérifie. Le serveur, tout sourire, souligne trois fois que, envoyés par l’hôtel, nous bénéficions du dix pourcent, mais il se garde de préciser que ce sera sur un prix totalement surfait. Un Lemoncello est déposé avec force simagrées : « C’est moi qui vous l’offre ; vous avez aimé ? De ma part, spécialement pour vous,… ». Endroit tellement décevant que je n’ai même pas retenu le nom du resto pour pouvoir ne pas le recommander.

DSC00527La première journée complète, jeudi, est nuageuse et fraîche : la plus belle de la semaine. On en profite pour aller visiter les îles de Murano et de Burano. On se réchauffe un peu auprès des fourneaux des souffleurs de verre. En sortant, miracle, quelques rayons de soleils se sont égarés entre les nuages. Les maisons sont vertes, bleues, roses et jaunes, un magnifique décor de théâtre.

Olivia se fait confirmer les mauvaises prévisions pour le lendemain. Comme elle s’est renseignée auprès d’une dame qui vend des parapluies, cette dernière a abondé dans son sens : on peut s’attendre à une journée pluvieuse. On se procure donc trois parapluies.

Le vendredi 13 porte malchance : il pleuvait et il faisait à peu près la même température qu’à la fonte des neiges en Sibérie. Le vendredi 13 est aussi jour de chance : on avait tous nos parapluies. Le soir, Leah informe un couple de Bretons, rencontrés au bistrot en face de l’hôtel, que si jamais ils étaient en Suisse à Crissier fin mai, ils pourraient en profiter pour venir assister à son spectacle scolaire.

La malchance de samedi, c’est d’avoir trimballé toute la journée nos parapluies pour rien ! On a bénéficié du soleil enDSC00370 déambulant parmi les étals du marché dans les quartiers populaires nord. On a évité de prendre le pass à vingt euros donnant accès aux onze églises du quartier, et on s’est judicieusement contenté d’une seule, avant de se plonger dans une ambiance coloniale en parcourant les intéressantes collections du musée d’histoire naturelle.

 Pendant que les touristes se rassemblaient autour des fanfares, orchestres traditionnels et fêtes organisées le dimanche sous les voûtes entourant la place Saint-Marc, on a pu atteindre en moins de quinze minutes l’entrée de la basilique, deux bonnes heures de moins que l’attente habituelle. J’ai rarement éprouvé autant de plaisir et de gratitude envers les groupes folkloriques. La basilique était censée être fermée jusqu’à quatorze heures. On a pu profiter de la messe pour la parcourir dans les meilleures conditions. En ressortant sous une pluie battante, j’ai DSC00622remarqué, avec un plaisir dont je n’oserais faire mention, une gigantesque queue, qui débordait jusqu’au milieu de la façade du Palais de Doges. Le sol du Palais de Doges, avec ses gros carreaux de marbre noir et blanc, est la copie conforme du hall d’entrée du Venetian de Las Vegas, à moins que ça ne soit l’inverse. Olivia n’apprécie que moyennement les références culturelles que nous partageons, Leah et de moi.

Lundi seize avril, le luxueux hôtel mythique Danieli dans le somptueux Palazzo Dandolo du XIVe fait parfaitement l’affaire pour le goûter célébrant un événement ô combien remarquable, ma naissance il y a… quelques années. Le soir on retrouve, à la trattoria a le Colonete, le petit serveur moustachu qui maîtrise le français si parfaitement qu’on lui demande de quel département il vient, que l’on prend pour un Castillan quand il s’exprime en espagnol, un Anglais quand il parle en anglais et un Vénitien quand c’est en italien, mais là on a raison.

Le ristretto que l’on me sert mardi matin, derrière la place Saint-Marc, est tellement petit que j’ai cru qu’ils avaient oublié le liquide. L’après-midi, sous un ciel bleu et un soleil radieux, on embarque dans l’Intercity qui nous ramène à Lausanne.DSC00673

On débarque sous une petite bruine glaçante. Un temps maussade et froid s’annonce pour les jours à venir. Normal, il ne peut pas faire beau partout, il paraît qu’à Venise, le temps est magnifique.

 

 

 

 

 

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Commentaires
S
Excellent, ton compte rendu!<br /> <br /> Peut-être le meilleur de tous (ce qui ne veut pas dire que les autres sont pas bon...)<br /> <br /> C'est vraiment comme si on y était<br /> <br /> Moi, si j'avais eu froid comme vous, j'aurais baissé la climatisation
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