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19 août 2017

Japon IX Gion

2017

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En bordure de la rivière Kamo, à quinze minutes à pied de l’hôtel, des maisonnettes typiques du quartier des geishas ont été préservées dans le quartier de Gion. Une heure après le départ de l’hôtel, je constate que Gion se trouve à 1 h 15. Evidemment, ça aurait été plus avisé de partir dans la bonne direction. Je prends le métro, change de ligne à deux pas de l’hôtel d’où je suis parti et j’aboutis finalement à Gion-shijo Station. Après cette matinée bien remplie, je sillonne le quartier où les maisons sont en bois, de petits restaurants luxueux surplombent la rivière, et de fausses geishas se baladent en sabots et prennent des selfies avec leur copain. En une heure, j’ai fait deux fois le tour, au point que si j’avais su où se trouvait le nord, je n’en aurais plus la moindre idée.

Sur le chemin du retour, j’aboutis à un marché couvert qu’il me semble reconnaître. Notre hôtel se situe à l’est… à moins que ce ne soit à l’ouest. Une pluie fine s’est mise à tomber. Au moment où je me dis que je serais capable de passer devant l’hôtel sans m’en rendre compte, je lève la tête et reconnais l’enseigne de notre hôtel.
Sur bien des aspects, j’ai l’impression de posséder des capacités supérieures à celles, par exemple, d’un saumon, mais je lui reconnais la faculté de se repérer jusqu’à retrouver, même des années après, le lieu de sa naissance.

2017

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Le dernier jour, on avait réservé des places assises pour assister à la procession des chars du célèbre festival annuel de Gion. Le seul inconvénient est que la vue est moins dégagée que pour les gens debout derrière nous, mais nous avons, avec notre billet, reçu un éventail publicitaire et un berlingot de jus de fruit. Certains chars mesurent douze mètres de haut. Chacun illustre un conte ou une légende de l’ancienne Chine, si éloigné de Guillaume Tell, du Petit Poucet ou de Blanche Neige que l’on admire sans rien y comprendre. À l’aide de cordes, une soixantaine d’hommes tirent les plus gros attelages. De jeunes garçons placent des équerres sous les lourdes roues en bois à essieux fixes lorsque le parcours impose des changements de direction. Si l’un d’eux basculait, il y aurait sans doute des morts. On aperçoit un mât qui vacille dangereusement. Pas d’accident, mais le cortège s’immobilise plus d’une heure. Il fait trente-cinq degrés à l’ombre. On coule. On finit par rentrer sans attendre l’ultime char. 

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