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8 août 2014

Dans les souks 2ème partie

Un Marocain en djellaba, aussi large que haut, nous accueillit avec un sourire à moitié édenté.

—     Bienvenue. Aucune obligation d’achat. Ici, pas de soucis, pas comme chez ces marchands qui veulent tromper les gens. C’est une coopérative d’Etat. Tout est certifié, authentifié, garanti.

On se dirigea vers le fond du magasin, suivis comme notre ombre par Djellaba. Un mur de sacs Gucci, Chanel ou Longchamp fermait le fond de l’échoppe. Leurs prix oscillaient entre 400 et 800 dirhams, environ une trentaine d’euros, une bonne affaire pour des sacs authentifiés et garantis. Chantal se précipita sur des plats gravés.

DSC04083

—     C’est combien ?

—     250 dirhams.

On hésitait. Le patron nous en présenta d’autre.

—     Ceux-là ils sont cent quatre-vingts.

—     Ils ne sont pas pareils.

—     Oui ils sont peints, pas gravés.

Conciliabule entre nous.

—     Tu voudrais lesquels ?

Chantal désigna des rouges un peu plus petits que les premiers.

—     Ne dis rien, on va essayer d’obtenir un prix.

—     D’accord.

On flâna dans la boutique, faisant mine de s’intéresser à diverses babioles, puis on indiqua les assiettes plus petites.

—     Celles-ci, ce serait combien ?

—     Cent cinquante.

—     C’est pas cher ! s’exclama Chantal.

Allez savoir pourquoi, même pour les deux assiettes qu’on lui acheta, le patron ne descendit pas en-dessous de cent cinquante.

Un vieil artisan accroupi au détour d’un atelier maintenait une pièce de bois avec ses pieds. Il sculpta sous nos yeux un petit pendentif qu’il offrit à Leah avec un beau sourire tout ridé.

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Dans une officine berbère, juché sur un strapontin devant un rayonnage de pots et de fioles en verre remplis de poudre ou de feuilles séchées dans les tons beige-brun, l’apothicaire nous vantait des préparations à base d’herbe soignant presque toutes les affections répertoriées à ce jour. Son adjoint nous faisait humer de l’huile d’argan, des gouttes de fleurs d’oranger et des savons à la rose.

On ressortit sans rien acheter. Sourire du tenancier :

Pas de soucis, merci d’être venu.

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