Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Chroniques
Publicité
Newsletter
Publicité
Archives
Publicité
Derniers commentaires
Chroniques
Visiteurs
Depuis la création 19 366
Publicité
28 juin 2015

Visite à Nice III : Musée Matisse

2015

2015

2015

   

A l’entrée du musée Matisse, un problème se pose : plusieurs élèves ont des sacs à dos, or, suite aux attentats en France, les personnes en groupe ne sont plus autorisées à prendre des sacs à dos. Les casiers sont condamnés dispositif Vigie-pirate oblige. Les pochettes ou les sacs en bandoulière sont admis, mais pas les sacs à dos excepté, comme le précise la caissière, pour les visiteurs individuels.

   Notre guide, une jeune dame blonde n’avait pas été mise au courant. Le personnel à la caisse ne paraît pas au clair non plus. On fait venir le vigile de service qui hésite sur la procédure. Il fait appel au responsable. Un type d’une cinquantaine d’années arrive en mâchonnant un chewing-gum. On lui suggère de vérifier le contenu des sacs, cela résoudrait le problème. Il tangue d’un pied sur l’autre, puis lance son verdict :
    - Non ! Ce n’est pas prévu par le règlement.

   La guide propose alors de faire entrer les six élèves qui ont un sac à dos comme visiteur individuel. Le mâcheur de chewing-gum se braque : pas question.

   Suite aux attentats qui ont eu lieu dans le pays, des mesures d’urgence ont été prises : les terroristes en groupe avec des sacs à dos se verront refuser l’entrée. Ils en seront réduits, puisqu’on ne fouille pas les sacs, à placer leurs engins explosifs dans des sacs en bandoulière. S’il tient mordicus à transporter son matériel dans un sac à dos, un poseur de bombe devra prendre soin de s’annoncer comme visiteur individuel.

   A tour de rôle l’un d’entre nous sort surveiller les sacs puis revient rejoindre le tour guidé.

    « On entre et sort comme dans un moulin » remarque la caissière sur un ton agacé.

   Dans les salles successives, la guide évoque le parcours de Matisse de 1890 à sa mort en 1952. Des ciels sombres de Bretagne au soleil de la Corse, il a étudié la lumière qu’il s’efforcera de rendre par des aplats de couleurs. L’âge avançant, il supprimera de plus en plus de détails pour ne garder que des formes élémentaires. Il remplissait des cahiers de portraits tracés parfois les yeux fermés pour tenter d’atteindre l’essentiel. Une vie pour parvenir au dépouillement : c’est compliqué d’être simple.

   L’après-midi, six élèves victimes de l’indigestion du souper de la veille renoncent à la visite du site archéologique et retournent à l’hôtel.

   Leur douleur fut faible en regard du calvaire de Jeremy, assistant impuissant à la défaite 3-0 du Bayern face au Barça de Messi et de quelques comparses.

 

Publicité
Commentaires
Publicité