Le séjour de cette année commence à l’hôtel Holiday Inn de... Phoenix. Une fois tous les vingt ans en été, une tempête empêche pendant une heure les avions d’atterrir à Las Vegas. Il y a vingt ans, c’est peut-être arrivé à Mr & Mrs Smith du New Jersey, et cette année, c’est tombé sur nous. Après une attente dans l’avion au-dessus puis à Phoenix, on nous annonce un départ à dix heures le lendemain, c’est-à-dire un check-in avant huit heures.  

Le jour suivant avant sept heures, les clients British Airways défilent rapidement au buffet du petit déjeuner. Un Mexicain est en train de débarrasser  notre table des restes des clients précédents.

         Désolé pour le bruit, s’excuse-t-il.

Depuis cinq heures trente cette nuit, sa journée est déjà bien entamée, il veille à ne pas trop déranger ceux qui viennent de se lever. On lui pardonne et on rejoint la navette pour l’aéroport.

On y arrive à sept heure quarante cinq, avant les premiers membres de la compagnie qui, bien reposés, nous rejoignent un peu avant dix heures. Ils nous trouvent devant les guichets d’embarquement, assis à même le sol. Un lent check-in commence. A défaut d’un bon repas, on reçoit un bon-repas. L’avion partira à douze heures trente. Après deux heures à traîner dans le hall de l’étage supérieur, on monte dans l’avion qui, selon l’annonce du commandant, devrait quitter Phoenix dans une vingtaine de minutes. On se prépare donc à attendre une heure, mais on a tort, il en faut deux pour lui laisser le temps d’ajouter, selon l’annonce diffusée, un supplément de carburant. Brouhaha dans la cabine, commentaires acerbes des passagers, qui se disent tous que le commandant vient tout de même d’avoir eu, juste à temps, une excellente idée. Après six heures au total, on décolle.

On n’est jamais à l’abri de rien. Sur le vol Londres - Las Vegas, le rang devant le mien était occupé par une élève, et sa famille, du collège de Morges, où j’enseigne. Dans le hall de Phoenix, j’ai eu la surprise de croiser un grand flandrin blond, type surfeur australien, étudiant d’un gymnase à Lausanne, où je dispense quelques bribes de savoir à des bacheliers sans nul doute déçus d’être déjà en vacances.
Las Vegas 006

 Las Vegas 001

A seize heures, on se pose à Las Vegas. Direction le Bellagio pour quinze jours de folie.